


Sources vallon du Lombard

Depuis le début de l’année 2026, le Parc du Queyras souhaite améliorer la connaissance des eaux souterraines sur le territoire. Ce nouvel objectif intervient également en réponse à la sécheresse de 2022. Si la région reste encore épargnée par les sécheresses chroniques, les épisodes sans précipitation se multiplient alors que les températures ne font qu’augmenter.
Cela n’est pas sans conséquence pour le fonctionnement du territoire : ces nouveaux épisodes météorologiques peuvent amener à un dysfonctionnement du cycle de l’eau. Des sources peuvent se tarir, d'autres peuvent perdre en qualité, et cela impacte directement les usages que l’on fait de cette ressource.
Pour prévenir ces changements possibles, un observatoire de la ressource en eau est mis en place. Le projet bénéficie du soutien financier du programme Life de l'Union européenne et par l’Agence de l’eau.
Deux sondes conductimètres ont été acquises pour la mesure de la conductivité et de la température.
Ces conductimètres permettent d'évaluer la capacité d’une eau à conduire un courant électrique, et donc la minéralisation de l’eau. C’est, par exemple, une mesure efficace pour distinguer une eau de pluie d’une eau de ruissellement, ou encore d’une eau de source.
La température permet quant à elle d’obtenir une information sur la provenance d’une eau de source. Une eau froide en basse altitude indique que la source est influencée par des venues d’eau de haute altitude.

Conductimètres © L. BLANC, PNRQ
Durant l’été, des rencontres auront lieu avec les bergers sur le terrain pour identifier des sources à suivre et pour proposer des méthodes de suivi participatif pratique à mettre en place (observation de la qualité de l’eau, mesure de débit et caractérisation de l’environnement de la source).
Ces échanges seront précieux pour caractériser les sources à enjeux dans les alpages.

Source triasique aux Moulins Arvieux © L. BLANC, PNRQ
Pour protéger la ressource, il faut d’abord savoir où elle se trouve. Un travail de localisation des différentes sources d’eau est alors réalisé. Les sources captées pour l’eau potable à destination du public sur le territoire de la Réserve de biosphère sont déjà bien renseignées. Cependant, concernant les sources captées pour les alpages, ou encore les sources naturelles, la connaissance est éparse.
Afin d'obtenir et de capitaliser ces informations, une cartographie générale à partir de différentes bases de données a d'abord été effectuée (carte IGN, cours d’eau police de l’eau, carte géologique, renseignement par les acteurs du territoire). Puis, des investigations de terrain permettent de valider et compléter cette cartographie.

Localisation des sources présentes sur la carte de l'IGN © L. BLANC, PNRQ

Localisation des sources présentes sur la carte de l'IGN, complétée avec des données locales et historiques © L. BLANC, PNRQ

