


Le changement climatique est particulièrement marqué en territoire de montagne. Le Parc naturel régional du Queyras, via l'animation de la Réserve de biosphère du mont Viso, porte un projet en faveur de l'adaptation au changement climatique : le projet LIFE Biospher'Adapt.
Pour faire face au changement climatique, les pratiques humaines doivent favoriser les actions d'adaptation et renforcer les gestes d'atténuation. L'ambition est de construire collectivement un plan d'adaptation au changement climatique, outil qui accompagnera l'adaptation du territoire face aux effets du changement climatiques et les ruptures induites.
Les différentes étapes pour y parvenir :


Telle une poussée de fièvre durable, la figure illustre un glissement des climats, avec le climat de la vallée de la Durance qui gagne les hauteurs. Toutes les saisons seront marquées par une hausse très nette des températures. L'été et l'automne subiront le plus fort réchauffement. En été, l'augmentation de la température pourrait varier entre +2,5 et +6.6°C.
Par exemple, en 2100, la température estivale à Ceillac à 1665 m augmentera de 5.3°C, ce qui correspond à la température actuelle d'Embrun (873 m) pour la période de référence (1976-2005).
Entre 2050 et 2100, le bond thermique sera très marqué avec, à la fin du siècle, une température hivernale à 2400 m qui sera similaire à celle pour la période 1976-2005 à une altitude de 1500 m.
La nécessité d'accepter ce champ des possibles est une opportunité à saisir pour tendre vers une adaptation au changement climatique exigeante, ajustable dans le temps et profitable à tous.


Les cumuls annuels et saisonniers des précipitations vers 2050 et 2100 devraient rester relativement stables (valeurs médianes) par rapport à la période de référence (1976-2005). Quelques éléments sont à souligner :
Il faut garder à l'esprit que, même avec des cumuls équivalents, le contexte de fort réchauffement avec une augmentation de l'évaporation et de l'évapotranspiration se traduira par un déficit hydrique des sols et des débits des cours d'eau plus faibles.
En regardant les valeurs hautes et basses, on observe qu'elles présentent de fortes incertitudes : les écarts par rapport à la valeur médiane oscillent fortement (entre -179 mm et +231 mm). Ainsi, il faudra certainement composer avec une variabilité interannuelle marquée, avec des années séches et d'autres humides, et sûrement des répétitions de phénomènes sur plusieurs années (par exemple, plusieurs années sèches qui se suivent).


Cette figure montre les interdépendances fortes du territoire : chaque composante se croise avec les autres, et les effets du changement climatique vont venir fragiliser les composantes et détériorer les liens entre elles, entraînant des impacts sur la santé humaine, l'économie, le cadre de vie, etc.
