

Le projet BIOSPHER'ADAPT est financé à hauteur de 56% par le programme LIFE de l’Union Européenne. Ce projet, qui réunit 11 partenaires bénéficiaires et 1 partenaire associé, est une expérimentation visant à planifier, mettre en œuvre et accompagner une démarche collective d'adaptation en réponse au changement climatique. Sept territoires pilotes reconnus comme Réserve de biosphère vont expérimenter ce projet dont l’ambition est de participer à la dynamique territoriale en faveur de l’adaptation au changement climatique. Le Parc naturel régional du Queyras, animateur de la Réserve de biosphère du Mont Viso est un partenaire bénéficiaire. Ce projet s’inscrit sur une durée de 63 mois (décembre 2024 – février 2030).
Le Parc du Queyras s’engage en faveur de l’adaptation au changement climatique avec des actions qui seront locales mais qui bénéficieront à l’ensemble du partenariat et qui pourraient être source d’inspiration pour d’autres territoires.
Une des actions est la construction collective d’un plan d’adaptation illustrée avec schéma ci-dessous :

Le projet va permettre de mobiliser les parties prenantes du territoire : un des volets de cette mobilisation sera dédiée à la création d’un organe de gouvernance qui se veut être à la fois consultatif et décisionnaire. Un autre volet permettra de sensibiliser, informer sur l’adaptation par la participation des élus locaux à des voyages d’inspiration qui les amèneront à rencontrer d’autres élus. Le dernier volet proposera des animations à destination du réseau des éco-acteurs de la Réserve de biosphère (ce sont des acteurs locaux qui ont pris des engagements individuels en faveur de la transition, de la préservation de l’environnement et de pratiques sociales vertueuses) pour les sensibiliser et les impliquer en faveur de l’adaptation et l’atténuation au changement climatique. Une rencontre nationale sera organisée dans la Réserve de biosphère du Mont Viso, permettant la rencontre, l’échange entre ces éco-acteurs qui partagent des valeurs communes.
Enfin un important volet concerne la communication qui va participer activement à créer une culture commune du changement climatique dont l’adaptation est indispensable et va permettre de mettre en avant des pratiques d’atténuation.
Pour l’ensemble du projet un plan de communication commun sera conçu. Puis à l’échelle locale, un kakémono de présentation du projet sera créé. Un concours des pratiques vertueuses d’adaptation sera organisé, des conférences climatiques, des productions artistiques seront proposées dont les thématiques sont encore à choisir.
Ce projet c’est aussi l’opportunité d’expérimenter face au changement climatique afin de mieux le connaitre, suivre ses effets. Trois expérimentations sont menées.

Un observatoire sylvicole sera créé par l’équipement d’un arbre (captation co2, croissance, micro-météorologie, suivi des insectes) et la mobilisation des habitants notamment le public scolaire. La volonté est de déployer des sciences participatives pour suivre et analyser les variations climatiques interannuelles à l’échelle de cet arbre qui se situera à proximité d’un centre-ville.
Hors du projet Life des observatoires similaires existent/vont être déployés en France et en Argentine, nous souhaitons pouvoir comparer les données issues de ces différents sites.

Un observatoire permettant de suivre l’évolution de la fréquentation face aux phénomènes et conditions météorologiques. Plusieurs sites seront suivis en saisons estivales et hivernales, les données seront rapprochées de données météorologiques et d’autres données de fréquentation, ainsi nous pourrons faire des projections futures de fréquentation en cas de manque d’enneigement en période hivernale et en cas de fortes chaleurs à altitude plus basse en été qui pourraient faire accroitre le tourisme climatique.

Un observatoire des aquifères de montagne et des glaciers rocheux permettra de mieux connaitre la ressource en eau du territoire. Une relation sera tissée avec certaines communes qui ont la compétence Eau potable ce qui permettra de faire un état des lieux de la ressource, des systèmes de suivi existants. Les usagers de la ressource seront rencontrés et mobilisés pour mieux connaitre leur pratique et leur gestion de l’eau (cabanes d’alpage, bergers, refuges). Certains sites seront sélectionnés et suivis permettant d’acquérir des connaissances. Cette expérimentation vise à faire évoluer les pratiques pour une meilleure gestion de l’eau.